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L’enquête TNS Sofres/Elles de l’auto mesure une amélioration de l’accès aux promotions pour les femmes| le 19/04/2012

Résultats 2012 de l’enquête réalisée par TNS Sofres auprès des lecteurs d’Autoactu.com

Ils montrent une évolution positive de la situation des femmes dans les entreprises par rapport à 2011 même si elles restent nombreuses à estimer que certains postes ne leur sont pas accessibles.

L’enquête que nous avons réalisée en mars avec TNS Sofres pour l’association des Elles de l’Auto auprès de nos lecteurs (*) montre une réelle amélioration de la situation des femmes dans les entreprises. Il faut y voir sans doute, le résultat de la mise en place de politique volontariste ces dernières années, ainsi 48% des femmes estiment que leur entreprise se soucie de l’avancement équitable des hommes et des femmes (elles n’étaient que 42% à le penser dans l’enquête précédente).

Plusieurs résultats concordant mesurent une amélioration significative sur un an : les femmes ont eu plus de promotions (42% des femmes ont eu au moins deux promotions depuis leur entrée dans l’entreprise en 2012 contre 32% en 2011), elles sont moins nombreuses à penser que les postes de direction ne leur sont pas accessibles (46% cette année, 52% en 2011), on note moins d’évolutions non satisfaites chez les femmes (52% pensent qu’elles devraient être à un poste plus élevé dans l’enquête 2012 contre 58% en 2011), et moins de problème de crédibilité/légitimité (68% pensent que les femmes en souffrent encore dans l’auto, elles étaient 73%en 2011).

La situation des femmes dans les entreprises confirme cependant que l’égalité hommes/femmes dans les entreprises n’est toujours pas une réalité. Ainsi, de nombreuses entreprises du secteur n’ont toujours pas de femmes à des postes de direction, et cette proportion n’a pratiquement pas bougé sur un an (23% des entreprises de notre échantillon en 2012, 24% en 2011).

 

Des postes de direction encore moins accessibles aux femmes
Ainsi, même si les femmes le ressentent moins qu’avant, elles estiment cependant que les postes de directions leur sont moins accessibles que les hommes. Elles sont dans cette enquête presque deux fois plus nombreuses que les hommes à nous dire que les postes de directions générales leur sont inaccessibles (46% des femmes contre seulement 24% des hommes qui le pensent). Le niveau de formation des femmes n’explique pas cette situation puisque dans notre échantillon 73% des femmes ont un niveau supérieur ou égal à Bac+4 contre 61% pour les hommes.

Le fait d’être une femme reste perçu comme un frein majeur à leur évolution (44% des femmes donnent cette explication).

Aux yeux des femmes, le secteur automobile reste donc spécifique comparé aux autres domaines et elles sont encore très largement majoritaires à souffrir d’un problème de crédibilité/légitimité (68% des femmes le pensent). "Nous voyons qu’un changement s’opère et que les choses vont dans le bon sens, note Karen Tartour, directrice adjointe du département automobile de TNS Sofres. Sur chaque item nous voyons une évolution positive mais structurellement la situation reste différente pour les hommes et les femmes. Nous mesurons une évolution conjoncturelle mais pas encore de changement dans les tendances lourdes."

Il est donc nécessaire que les entreprises poursuivent leur politique volontariste pour assurer la parité homme/femme à l’embauche et pour les promotions. Une nécessité encore ressentie par la majorité des femmes (61% jugent qu’une politique volontariste est nécessaire) mais de manière moins unanime que l’année précédente (elles étaient 72% à en être convaincues). Comme si l’amélioration notée pouvait permettre de relâcher les efforts. "Il est encore trop tôt pour se passer des politiques volontaristes", relève Claire Martin, directrice de la responsabilité sociale d’entreprise de Renault.

Florence Lagarde

(Article paru dans AUTOACTU du 11 avril 2012)

 

(*) Enquête réalisée fin mars auprès des lecteurs d'Autoactu.com sur un échantillon de 246 personnes (151 femmes, 95 hommes) 

Les 4èmes rencontres des ELLES DE L'AUTO| le 30/03/2012

"la mixité dans l'automobile : état des lieux et visions pour demain"

Le 5 avril 2012, se tiendra au Pavillon Royal du Bois de Boulogne à Paris, une journée de conférences-débats organisée par notre partenaire "Les Elles de l'Auto".

Jacques-Christophe MIDEY, président d'AUTOMOTIV'PERFORMANCES, interviendra lors de cette journée pour évoquer des témoignages et Christine AVEL, directrice associée d'AUTOMOTIV'RH, aura le plaisir d'animer un atelier sur le thème : "Quelques pistes pour trouver du travail dans le monde de la distribution automobile".

La participation des femmes à l'économie mondiale| le 10/11/2011

Requête de la Coalition de la Pietra auprès du G20 afin de mettre en place une politique permettant aux femmes d'atteindre leur autonomie économique

Lors de l'ouverture du sommet du G20 sous la présidence française le 3 novembre dernier, les femmes n'ont pas manqué l'occasion de se faire entendre.

tl_files/automotiv/images/g_20_m.jpgLa Coalition de la Pietra rassemble des organisations non gouvernementales, des fondations, des entreprises, des représentants de gouvernements, des institutions universitaires et internationales, des entrepreneurs et des médias. Pour la prospérité des nations, un développement harmonieux, et le bien commun, celle-ci est convaincue du rôle majeur des femmes dans l’économie internationale sur un plan d’égalité avec les hommes.

 

La Coalition de la Pietra sollicite tous les alliés et partenaires des pays en voie de développement comme des pays développés, dont l’activité économique est entravée, sous-évaluée ou tout simplement niée, afin d’ ouvrir la voie aux femmes pour entrer de pied ferme dans l’économie mondiale dans la prochaine décennie. Le mécanisme d’inclusion financière, permettra aux femmes du monde entier d’accéder à des emplois décents.

 

Les femmes représentent 50% de la population mondiale et elles forment le grand potentiel inexploité de l'économie universelle. En contestant le contexte économique actuel, aucun pays ne peut progresser tout en laissant de côté la moitié de sa population. C’est bien pour cela que la campagne 2011 a pour objet d’obtenir un engagement des gouvernements et la mise en œuvre réelle de l’inclusion des femmes à tous les niveaux de la finance et des systèmes bancaires, maillon fondamental pour favoriser le développement et la croissance économique mondiale.

Gender Equality-European Standard| le 27/10/2011

Un label européen pour l'égalité professionnelle des hommes et des femmes

Créé par le fonds de dotation Arborus sous le haut patronage de la Commission Européenne, ce label, valable 3 ans, récompense les meilleures pratiques RH des entreprises en matière d'égalité professionnelle entre hommes et femmes.

tl_files/automotiv/images/egalite_hommes_femmes_1_-36560.jpgLes inégalités salariales perdurent en Europe et pourtant le travail des femmes contribue pour 25% à la croissance annuelle de l’Union. Cette disparité pourrait devenir histoire ancienne avec le nouveau label GEES lancé officiellement le 19 septembre 2010 en présence des instances européennes dont le Conseil Economique et Social Européen.

 

Le GEES (Gender Equality European Standard) est le premier label international d’égalité professionnelle entre les hommes et les femmes. Il certifie qu’une entreprise a mis en place une politique ressources humaines qui encourage et valorise l’émergence des talents de la gente féminine comme masculine.

 

Les 1ers Trophées GEES ont déjà été décernés à six grandes entreprises internationales (BNP Personal Finance, GE ENERGY France, L’OREAL, ORANGE,  PSA Peugeot Citroën et RANDSTAD)

 

Pour qu’une entreprise obtienne ce label, elle devra répondre à neufs critères dont la réalisation d’actions visant à favoriser la création d’une culture commune au sein du groupe concerné et la sensibilisation et/ou formation de la filière RH et des managers.

 

Les sociétés bougent, les mentalités aussi, il est donc nécessaire que les entreprises montrent leur prise en compte des évolutions sociales et économiques.

Des femmes en plein désert| le 20/10/2011

Action, partage, solidarité sont les valeurs du Trophée Roses des Sables

Il s'agit d'une compétition exclusivement réservée aux femmes néophytes ou confirmées. A bord d'un 4x4, d'un buggy, d'une moto ou d'un quad, l'équipage a pour objectif de rallier l'étape du jour sans que la notion de vitesse soit retenue.

tl_files/automotiv/images/32621.jpgFin de parcours pour les Roses des Sables samedi 15 octobre à Ouarzazate. Cette course d’orientation dans le désert comptait cette année 150 équipages au départ. Ce sont quelques 300 femmes qui se sont mesurées avec l’aide d’un road book ne comprenant que des caps, une carte et une boussole.

 

Depuis sa création, le Trophée Roses des Sables vient en aide aux populations marocaines en étroite collaboration avec l’Association « Enfants du Désert ». Elles interviennent jusque dans les zones les plus défavorisées du pays pour apporter un soutien moral et matériel aux familles les plus démunies.

 

En 2010, par exemple, 15 tonnes de matériel scolaire ont été distribuées, ainsi que des produits d’hygiène et de puériculture tels que des savons, des vêtements, des biberons, mais également des jouets et des livres. Anne-Sophie Lapix, marraine de l’association, encourage fortement la générosité de ces femmes qui, au-delà du défi sportif, s’investissent émotionnellement auprès des enfants.

 

Au cours de la compétition, on ne peut qu’admirer leur solidarité féminine. En effet, personne ne reste sur le bord de la route, les concurrentes n’hésitent pas à s’entraider entre filles.

 

En résumé, le Trophée Roses des Sables est certes, une compétition mais aussi une aventure humaine authentique qui n’a rien de commun avec un raid.

 

Un grand bravo à toutes les Roses 2011 pour leur courage, leur détermination et leur dévouement,  qui auront vécu une expérience unique, tout aussi éprouvante qu’enrichissante qui leur aura permis de se découvrir des ressources insoupçonnées.

Les déesses du stade| le 30/09/2011

Elles sont des millions dans les gradins et devant leur télévision à encourager leur équipe favorite

Mais pourquoi sont-elles fans de rugby?

tl_files/automotiv/images/Les deesses du stade image.jpgOn se souvient de l’engouement des femmes pour le ballon rond en 1998 et c’est dans les tribunes de la coupe du monde de rugby organisée en France en 2007 que les supporters devenaient aussi des supportrices !

 

Il est très fréquent à l’heure actuelle de voir les femmes fans de rugby se déplacer pour aller supporter leur équipe entre copines.

 

Lorsqu’on demande aux femmes pourquoi elles sont fans de rugby, voici ce qu’elles répondent: «C’est une ambiance conviviale, des mecs qui se donnent à fond et n’ont pas peur de mouiller leur maillot pour leur équipe et leurs supporters. Et puis la bagarre, on la préfère sur le terrain plutôt que dans les tribunes».

 

Enfin, même si elles n’osent pas trop l’avouer, certaines n’hésitent pas à admettre qu’elles assistent aux matchs pour voir «ces beaux corps d’athlètes»!

 

L’équipe de France disputera son prochain match contre Tonga à Wellington samedi 1er octobre à 7h00 (18h00 en Nouvelle Zélande).

 

Allez Mesdames, préparez vos maquillages et autres artifices et soyez au rendez-vous pour soutenir la France !

Une femme sur Seine| le 20/09/2011

Il y a bien longtemps que les bateaux ne sont plus tirés par des chevaux sur des chemins de halage, mais pour Catherine Cornu, le plaisir de naviguer reste entier!

Elle ajuste la manoeuvre des cargos qui remontent la Seine jusqu'à Rouen ou qui repartent vers le large.

tl_files/automotiv/images/emploi-feminin.jpgAu lycée, elle découvre l’Hydro (l’école où sont formés les officiers de la marine marchande). « J’ai passé le concours avec succès. Nous étions 3 filles pour 250 garçons ! » dit-elle avec fierté.

 

C’est en 2000, à 34 ans qu’elle est devenue la première femme pilote de France dans le milieu très fermé et très masculin qu’est la marine. Et pas dans la station la plus facile : celle de Rouen où il faut faire preuve d’une grande habileté pour assurer des opérations très délicates qui exigent une excellente connaissance du terrain, de l’expérience et une grande concentration afin de remonter et descendre la Seine sur ses 120 kilomètres de méandres, en évitant les hauts fonds et en s’esquivant de la brume.

 

La grande spécificité de la Seine est le phénomène naturel de l’onde de marée. Toute la problématique est de savoir calculer la hauteur de l’eau : à quelle moment, pendant combien de temps et avec quel tirant d’eau le navire pourra passer ? Le pilote de Seine doit savoir calculer de tête, assez rapidement afin de s’adapter aux situations les plus ardues.

 

Ils sont 75 avec Catherine Cornu à se relayer pour assister les capitaines des 7000 navires qui, chaque année, font mouvement à Rouen et dont certains dépassent les 250 mètres de long. Avant d’être pilote, l’officier Cornu, aujourd’hui capitaine de première classe, a navigué durant 10 ans à bord des navires de la compagnie Delmas, qui desservaient l’Afrique.

 

Son quotidien : aborder les navires, les diriger à travers les méandres et les faire accoster en toute sécurité. Un métier qui demande une parfaite connaissance du fleuve et de ses courants… Un métier d’homme au sein duquel elle est la seule femme !

"FEMMES EN OR" 2011| le 07/09/2011

Le 21 juin dernier, les 50 nommées pour les "Trophées des Femmes en Or" ont été révélées à l'hôtel Hyatt Vendôme à Paris.

Rendez-vous le 17 septembre prochain à Nice pour découvrir les lauréates.

tl_files/automotiv/images/FEMMES-4257a.jpgLa 19ème édition du « Trophée des Femmes en Or » se tiendra à Nice le 17 septembre prochain où un jury prestigieux, issu du monde des affaires, des médias et d’autres horizons, décernera douze trophées à des femmes d’exception.

 

Cette cérémonie créée en 1993 par Jean-Louis Sevez, récompense les femmes, plus ou moins médiatiques qui se sont distinguées au cours de l’année par leurs talents, leurs valeurs humaines, leurs actions ou leurs engagements.

 

Un Trophée sera attribué à chaque femme sur les cinq nommées dans chacune des catégories suivantes : Femme Révélation de l’année, Femme d’Innovation, Femme de l’Art, Femme d’Entreprise, Femme de l’Environnement, Femme d’Exploit, Femme de Francophonie, Femme de Spectacle, Femme de Média et Femme de Style. Le Trophée d’Honneur et le Trophée de la Femme de Cœur seront également décernés.


Audacieuse, talentueuse, créative ou généreuse, chacune, dans son domaine, contribue à valoriser le rôle et la place des femmes dans le monde, représente un exemple et secoue les mentalités.

LES FEMMES SONT AUSSI PRESENTES DANS LE FOOTBALL| le 13/07/2011

Le mondial féminin de football fera-t-il bouger les mentalités?

Les Bleues affrontent les Etats-Unis mercredi 13 juillet en demi finale

Vêtements de sport élégamment portés, emploi du temps millimétré, entraînements, massages, siestes, collations à heures fixes… Le rituel bien connu d’une équipe de France de football préparant, à Clairefontaine, une coupe du monde.

Et pourtant… Mercredi 13 juillet 2011 à 18H, c’est l’équipe de France de football féminin qui sera opposée en demi-finale aux Etats-Unis, sur la pelouse de Mochengladbach en Allemagne.

Qui est au courant ? Pas grand monde. Le foot, en France, demeure une affaire trop sérieuse pour échapper aux hommes : « barrières culturelles », « place des femmes dans le sport », « sport de mecs comme le rugby », tous ces clichés qui collent au foot n’enlèvent rien à la féminité des Bleues. Attirées par ce sport collectif tout autant que
les hommes depuis leur tendre enfance, passionnées et performantes, ces femmes secoueront peut-être les mentalités.

Et puis, sans oublier les commentaires unanimes sur leur manière de jouer : du « beau jeu », alliant « finesse » et « gestes techniques », des joueuses qui « vont jusqu’au bout » et « ne lâchent rien », sans agressivité aucune et toujours à la recherche de « phases de jeu collectif » plutôt que « d’exploit individuel »…

Mais au fait, n’est-ce pas un peu le sens de ce que nous recherchons aujourd’hui pour notre joli monde qu’est celui de la Distribution Automobile ?...

La presse en parle| le 18/06/2011

La féminisation dans l'automobile: une réalité!

Presse spécialisée dans les Ressources Humaines, dans l'emploi et bien sûr dans l'automobile, ... ils parlent de la féminisation des effectifs commerciaux de l'automobile.

2 fois moins de promotions pour les femmes !| le 17/05/2011

Pas facile d'être une femme dans un monde d'homme

Les résultats d’une enquête réalisée auprès des lecteurs d’Autoactu.com montrent que les femmes sont deux fois moins nombreuses à ancienneté équivalente à obtenir des promotions. Le niveau de formation n’explique pas cette situation.

L’enquête que nous avons menée en mars avec TNS Sofres pour l’association les Elles de l’auto (*) confirme les données statistiques qui montrent que malgré tous les textes de lois en faveur de l’égalité hommes/femmes en entreprise, celle-ci n’est pas une réalité.

Ainsi, les réponses confirment que les femmes (déjà peu nombreuses dans le secteur automobile) n’accèdent pas dans les mêmes proportions aux postes de direction. Parmi les répondants ayant rejoint leur entreprise depuis plus de 10 ans, 18% des femmes ont eu 4 promotions ou plus contre 43% pour les hommes. Les femmes ont donc en moyenne deux fois moins de promotions que les hommes.

Ainsi, de nombreuses entreprises du secteur n’ont toujours pas de femmes à des postes de direction, 24% sur l’échantillon de cette enquête. "Cette situation ne s’explique pas par un problème de formation puisque les femmes sont plus diplômées que les hommes", relève Karen Tartour, directrice adjointe du département automobile de TNS Sofres. Sur notre échantillon 79% des femmes sont Bac+4 et plus, ce qui est le cas de 68% des hommes.

Des postes de directions jugés inaccessibles
En revanche, l’enquête confirme une différence de confiance en soi entre les hommes et les femmes : 52% des femmes interrogées pensent que les postes de directions générales leur sont inaccessibles, contre 28% pour les hommes.

"Dans leur majorité (58%), les femmes pensent qu’elles devraient être à un poste plus élevé dans leur entreprise et la première raison qu’elles donnent (à 41%) est "le fait d’être une femme" plus que le manque d’opportunité (à 32%)", note Karen Tartour. Sur ce point les réponses des hommes et des femmes sont extrêmement divergentes puisque les hommes avancent le manque d’opportunité et la conjoncture comme frein principal à leur évolution (56%).

Les trois quarts des femmes considèrent qu’elles souffrent d’un problème de crédibilité/légitimité dans le secteur automobile (73% des femmes). Ce constat n’est pas partagé par les hommes qui ne sont que 38% à penser que les femmes ont un problème de crédibilité/légitimité.

Les enfants source de ralentissement
L’arrivée des enfants est une source de ralentissement dans l’évolution de la carrière des femmes (oui pour 57%) alors qu’elle ne l’est quasiment pas pour les hommes (non pour 82%). "Ce ne sont pas tant les congés de maternité que la nécessité de réorganiser le temps de travail après l’arrivée des enfants qui explique la différence entre l’évolution de carrière entre les hommes et les femmes ; elles sont plus nombreuses à le faire (38% des femmes pour
15% des hommes) et sont donc moins disponibles pour l’entreprise, explique Karen Tartour. Cela est profondément inégalitaire."

"Cette enquête montre également que le ressenti des femmes n’est pas perçu par les hommes qui pour la plupart n'ont pas conscience de la différence de situation entre les hommes et les femmes. Le premier travail à faire dans les entreprises est d'amener chacun au constat de ces freins pour une acceptation de la mise en oeuvre d’une politique volontariste",conclut Karen Tartour.

En effet, à la question : "Pour assurer la parité hommes/femmes à l’embauche, pour les promotions… certaines entreprises appliquent des politiques volontaristes (quotas, au moins 1 candidature féminine…) jugez-vous que c’est une bonne idée?", les femmes disent oui à 72%, les hommes à seulement 41%.

Annette Winkler, femme de l'année 2011| le 17/05/2011

les Elles de l’Auto remettent le Trophée de la Femme de l’Année 2011

Pour cette troisième édition, Annette Winkler, vice-présidente Smart chez Daimler AG, a été distinguée pour le rôle qu’elle aura à jouer en 2011 au sein de son entreprise, mais aussi plus largement dans l’industrie automobile.

Les enjeux industriels et économiques auxquels elle devra faire face en 2011 justifient amplement la distinction de Femme de l’Année remise à Annette Winkler, mais ce trophée est également hautement symbolique : avec seulement 15% de femmes dans ses effectifs (260 100 personnes dans le monde) dont 13,5% pour son siège social et ses sites de production, le taux de féminisation reste bas dans le Groupe. Néanmoins, Daimler AG a pris l’engagement dans son rapport annuel de féminiser ses équipes : atteindre 20% de femmes cadres en 2020 contre 9% aujourd’hui. La nomination d’Annette Winkler ainsi que celle de Christine Hohmann-Dennhardt au comité de direction (Intégrité et Affaires Légales) montrent que ces engagements ont d’ores et déjà des effets concrets.

« Le parcours d’Annette Winkler fait d’elle un modèle auxquelles d’autres femmes pourront s’identifier » résume un membre du jury. « Annette Winkler dirige Smart et en chapeaute toutes les divisions : ventes, marketing, production et développement. Avant Annette Winkler, aucune femme n'avait accédé à la direction d'une marque automobile, » a souligné un autre membre du jury.

Le parcours d’Annette Winkler, directrice de la division Smart chez Daimler AG :
Annette Winkler (51 ans) est docteur en économie, elle a débuté sa carrière en tant que directrice générale de l’entreprise de BTP familiale (à partir de 1984) avant d'entrer en 1995 chez Daimler-Benz AG comme directrice des relations publiques et de la communication de Mercedes-Benz à Stuttgart. Elle a ensuite dirigé la succursale Mercedes de Brunswick, puis les sociétés DaimlerChrysler Belgique et Luxembourg à Bruxelles en 1999. En 2006, elle est nommé directrice des ventes en Europe avec la responsabilité de l’organisation et du management des filiales.
Depuis le 1er septembre elle est directrice Smart directement rattachée à Joachim Schmidt, executive vice president ventes et marketing Mercedes-Benz Cars (Mercedes, Smart, Maybach).